Critique

 

Renegade (Dylan Leblanc)

note: 5La classe américaine Arnaud - 2 octobre 2019écoutez

Quand on vient au monde en Louisiane, qu’on assiste, enfant, aux concerts de son géniteur et que la ligne d’horizon s’appelle Muscle Shoals, il est peut-être difficile d’échapper à un destin tout tracé, celui de devenir musicien. Dylan LeBlanc n’a rien fait pour s’éloigner de cette destinée, au contraire il s’y est roulé de tout son soûl, de toute son âme… Un peu trop fort d’ailleurs, puisque celui qu’on présente comme le nouveau Neil Young n’a pas évité les pièges les plus évidents : alcool, dope, alcool et dope encore. N’empêche depuis son premier album paru en 2010, l’homme tisse une œuvre superbe, forte, poignante, lyrique, digne de ses prestigieux prédécesseurs. Le dernier disque en date, disponible depuis peu dans les rayonnages de la bibliothèque départementale, judicieusement intitulé Renegade, est tout simplement magique… et je pèse mes mots. Une voix solaire teintée juste ce qu’il faut par les affres de la vie, des guitares tantôt acérées, le plus souvent aériennes, des mélodies à la fois limpides et travaillées et surtout une poésie, une poésie bien à lui, celle des cavaliers solitaires qui errent depuis des siècles dans le désert à la recherche d’une oasis imaginaire. C’est simple et beau, comme ce « Lone rider » qui depuis la réception du disque ne quitte plus mes oreilles énamourées.
Arnaud.

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